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Noyelles-sous-Lens: Entre détermination et détresse, le combat continue tout le week-end à Socprest

Publié par loulou sur 12 Octobre 2015, 10:07am

Catégories : #filiale Poste

Noyelles-sous-Lens: Entre détermination et détresse, le combat continue tout le week-end à Socprest

Mobilisés depuis jeudi, les salariés de Socprest ne désarment pas. En cause, la disparition du pôle Relation adhérents de leur entreprise et par conséquent, leur transfert vers le service « phoning » de Marigny & Joly. Un changement de métier auquel ils ne sont pas préparés. La mobilisation devrait durer tout le week-end.

À Socprest, la lutte se poursuit. Ce vendredi, les palettes étaient de sortie pour filtrer le flux de camions et tenter de mettre la pression sur la direction. En réaction, cette dernière a fermé ses services en début d’après-midi. Quand l’état-major campe sur ses positions et ne veut évoquer les conditions du transfert vers Marigny & Joly qu’une fois ce même transfert enclenché, les salariés eux, s’usent les nerfs. Mais tiennent bon. Cette « révolution » de leur métier, ils se sont jurés de la combattre jusqu’au bout. Parce que, disent-ils, on veut les employer pour une mission pour laquelle ils n’ont jamais signé. « Ce n’est pas faute d’avoir essayé. Je m’étais portée volontaire pour une mission courte. Mais c’est insupportable. C’est de la vente pure, par téléphone. Même les intérimaires n’envisagent pas de faire ça des années ! », explique Karine, 25 ans de boîte.

Plus loin, Sandrine est en larmes. « Moi aussi, j’ai accepté de changer du service de traitement de courriers pour passer ce genre de coups de fil. Après deux ans, on m’a reproché d’avoir trop d’états d’âme, de ne pas faire assez de ventes additionnelles. Mais je ne suis pas vendeuse ! » Célibataire avec deux enfants en bas âge, elle ne sait pas comment elle va s’en sortir avec ses nouveaux horaires. Dès lundi, ses semaines passeront de 35 à 42 heures en moyenne. Surtout, au lieu de finir à 17 h 30 maxi, elle devra parfois quitter son poste à 20 h 30. Un casse-tête pour son organisation, et un budget nourrice qui explose. Sonia aussi a deux jeunes enfants. Elle a bien tenté d’exposer sa situation à Corinne Adam, la DRH. « Elle m’a écoutée, d’un air compréhensif même. Mais en me disant que la seule option que j’avais, c’était l’abandon de poste. Alors j’y ai songé, vraiment. Mais après 16 ans de boîte, je me suis dit que c’était trop facile pour eux. »

La mobilisation se poursuivra tout le week-end.

http://www.lavoixdunord.fr/region/noyelles-sous-lens-entre-determination-et-detresse-le-ia35b55582n3094117

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