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Centre de tri de Brézillet. Des craintes face au vaisseau amianté

Publié par loulou sur 28 Janvier 2016, 12:35pm

Catégories : #Articles de presse

Centre de tri de Brézillet. Des craintes face au vaisseau amianté

Face à la présence d'amiante dans les locaux de l'ancien centre de tri, l'Association des postiers des Côtes-d'Armor craint d'être devant un nouveau « Chaffoteaux ».

Depuis 2012, le centre de tri, à Brézillet, est inoccupé à la suite du départ de La Poste. Un vaisseau vide qui fait à nouveau parler de lui à cause de l'amiante présent dans les locaux et auquel auraient été exposés les employés depuis 1979.

L'ancien centre de tri de La Poste à Brézillet refait parler de lui. Pourtant, le bâtiment de 5.000 m² est un vaste vaisseau fantôme depuis la fermeture du site en novembre 2012. L'amiante présent dans ces lieux échauffe en effet les esprits et notamment de ceux qui y ont travaillé depuis sa mise en service en décembre 1979. Jour et nuit, ils n'étaient pas moins de 240 à se relayer pour faire tourner l'activité postale.

La santé du personnel garantie selon La Poste

Ce sont les travaux de désamiantage, préludant à la réalisation du projet de création d'un hôtel des ventes, porté par Armor Enchères, qui ont réveillé les craintes du personnel et notamment des syndicats. Maîtres Jean-Michel Juillan et Tugdual Borel, commissaires-priseurs, devraient, en effet, acquérir le site auprès de Saint-Brieuc Agglomération au prix de 900.000 € (la collectivité l'avait racheté au même prix à La Poste). Transaction qui n'a pas encore été signée, l'Agglo attendant le retour des acquéreurs sur leur proposition. Quoi qu'il en soit, « nous n'avons pas eu de contre-proposition de quelqu'un d'autre. Nous n'avons pas envisagé autre chose pour le site », assure-t-on du côté de Saint-Brieuc Agglomération. Malgré cette présence d'amiante, du côté de La Poste, on l'affirme : « Dans le cadre de l'exploitation postale, il n'y avait pas de risque pour le personnel. » Alain Kaci, responsable de la communication, de poursuivre : « La Poste respecte la réglementation en vigueur pour détecter, identifier et traiter l'amiante ou autres substances au sein de ses bâtiments. » Une façon polie de couper court aux allégations de mise en danger des employés. « Tout a été fait pour garantir la santé du personnel. »

Des syndicats sceptiques

Toutefois, du côté des syndicats, et notamment de l'Association des postiers des Côtes-d'Armor, on reste sceptique. « Il est clair que s'il y a un danger pour le public de l'hôtel des ventes, il devait déjà être présent pour le personnel de La Poste », souligne Alain Coatleven, président de l'Association des postiers des Côtes-d'Armor. La présence d'amiante n'a jamais été un secret, puisqu'une expertise avait été réalisée par La Poste, en 2000, à la demande des syndicats. Dans son rapport, l'expert, mandaté par l'entreprise, avait bien révélé sa présence dans les moquettes, les faïences... « Une salle fermée était même réalisée à partir de plaques de fibrociment », explique cet ancien membre du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Mais la crainte de tous est que cette substance cancérigène, pourtant jugée « stable et non-volatile » par l'expert, ait été minimisée. Suspicieux, « les syndicats avaient souhaité qu'un second diagnostic soit réalisé par un expert indépendant », note Alain Coatleven. Une contre-expertise au coût finalement trop élevée pour les organisations syndicales.

Du plomb dans les canalisations ?

Autre motif d'inquiétudes, la présence supposée de plomb dans le bâtiment et notamment dans les canalisations. « Il y avait de nombreuses fontaines dans le centre, dont l'eau empruntait la tuyauterie », s'alarme Alain Coatleven, évoquant le risque de saturnisme. Là encore, La Poste certifie que « tout a été contrôlé afin d'être en conformité avec la réglementation, et préserver l'intégrité du personnel ». Quoi qu'il en soit, l'ASD22 compte bien faire la lumière sur ce dossier. S'il le faut, l'association est prête à s'engager dans une bataille juridique. « Nous ne resterons pas les bras croisés », conclut le président.

EN COMPLÉMENT

Hôtel des ventes. Ce serait pour 2017

Roselyne Veissid « Le projet a pris du retard, mais il suit son cours. Nous n'entrerons peut-être pas dans les lieux cette année, mais en 2017 certainement. » Jean-Michel Juillan, commissaire-priseur, et son associé Tugdual Borel attendent les résultats d'expertise, notamment sur la quantité d'amiante que recèle le bâtiment, pour affiner leur projet d'aménagement de l'ancien centre de tri postal en hôtel des ventes. Ils espèrent le voir tenir dans l'enveloppe de 2,5 M€ initialement fixée (dont l'achat de 912.000 €).

Un nouveau projet

© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/saint-brieuc/centre-de-tri-des-craintes-face-au-vaisseau-amiante-22-01-2016-10929225.php#GmLBpE5kDEmZZbOJ.99

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Centre de tri de Brézillet. Des craintes face au vaisseau amianté

22 janvier 2016 à 09h26/ Catherine Nicol /

image: http://www.letelegramme.fr/images/2016/01/22/face-a-la-presence-d-amiante-dans-les-locaux-de-l-ancien_2722818_598x405p.jpg?v=1

Depuis 2012, le centre de tri, à Brézillet, est inoccupé à la suite du départ de La Poste. Un vaisseau vide qui fait à nouveau parler de lui à cause de l'amiante présent dans les locaux et auquel auraient été exposés les employés depuis 1979.

L'ancien centre de tri de La Poste à Brézillet refait parler de lui. Pourtant, le bâtiment de 5.000 m² est un vaste vaisseau fantôme depuis la fermeture du site en novembre 2012. L'amiante présent dans ces lieux échauffe en effet les esprits et notamment de ceux qui y ont travaillé depuis sa mise en service en décembre 1979. Jour et nuit, ils n'étaient pas moins de 240 à se relayer pour faire tourner l'activité postale.

La santé du personnel garantie selon La Poste

Ce sont les travaux de désamiantage, préludant à la réalisation du projet de création d'un hôtel des ventes, porté par Armor Enchères, qui ont réveillé les craintes du personnel et notamment des syndicats. Maîtres Jean-Michel Juillan et Tugdual Borel, commissaires-priseurs, devraient, en effet, acquérir le site auprès de Saint-Brieuc Agglomération au prix de 900.000 € (la collectivité l'avait racheté au même prix à La Poste). Transaction qui n'a pas encore été signée, l'Agglo attendant le retour des acquéreurs sur leur proposition. Quoi qu'il en soit, « nous n'avons pas eu de contre-proposition de quelqu'un d'autre. Nous n'avons pas envisagé autre chose pour le site », assure-t-on du côté de Saint-Brieuc Agglomération. Malgré cette présence d'amiante, du côté de La Poste, on l'affirme : « Dans le cadre de l'exploitation postale, il n'y avait pas de risque pour le personnel. » Alain Kaci, responsable de la communication, de poursuivre : « La Poste respecte la réglementation en vigueur pour détecter, identifier et traiter l'amiante ou autres substances au sein de ses bâtiments. » Une façon polie de couper court aux allégations de mise en danger des employés. « Tout a été fait pour garantir la santé du personnel. »

Des syndicats sceptiques

Toutefois, du côté des syndicats, et notamment de l'Association des postiers des Côtes-d'Armor, on reste sceptique. « Il est clair que s'il y a un danger pour le public de l'hôtel des ventes, il devait déjà être présent pour le personnel de La Poste », souligne Alain Coatleven, président de l'Association des postiers des Côtes-d'Armor. La présence d'amiante n'a jamais été un secret, puisqu'une expertise avait été réalisée par La Poste, en 2000, à la demande des syndicats. Dans son rapport, l'expert, mandaté par l'entreprise, avait bien révélé sa présence dans les moquettes, les faïences... « Une salle fermée était même réalisée à partir de plaques de fibrociment », explique cet ancien membre du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Mais la crainte de tous est que cette substance cancérigène, pourtant jugée « stable et non-volatile » par l'expert, ait été minimisée. Suspicieux, « les syndicats avaient souhaité qu'un second diagnostic soit réalisé par un expert indépendant », note Alain Coatleven. Une contre-expertise au coût finalement trop élevée pour les organisations syndicales.

Du plomb dans les canalisations ?

Autre motif d'inquiétudes, la présence supposée de plomb dans le bâtiment et notamment dans les canalisations. « Il y avait de nombreuses fontaines dans le centre, dont l'eau empruntait la tuyauterie », s'alarme Alain Coatleven, évoquant le risque de saturnisme. Là encore, La Poste certifie que « tout a été contrôlé afin d'être en conformité avec la réglementation, et préserver l'intégrité du personnel ». Quoi qu'il en soit, l'ASD22 compte bien faire la lumière sur ce dossier. S'il le faut, l'association est prête à s'engager dans une bataille juridique. « Nous ne resterons pas les bras croisés », conclut le président.

EN COMPLÉMENT

Hôtel des ventes. Ce serait pour 2017

Roselyne Veissid « Le projet a pris du retard, mais il suit son cours. Nous n'entrerons peut-être pas dans les lieux cette année, mais en 2017 certainement. » Jean-Michel Juillan, commissaire-priseur, et son associé Tugdual Borel attendent les résultats d'expertise, notamment sur la quantité d'amiante que recèle le bâtiment, pour affiner leur projet d'aménagement de l'ancien centre de tri postal en hôtel des ventes. Ils espèrent le voir tenir dans l'enveloppe de 2,5 M€ initialement fixée (dont l'achat de 912.000 €).

Un nouveau projet

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