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Stéphane Richard pose ses conditions au rapprochement avec Bouygues Telecom

Publié par loulou sur 13 Janvier 2016, 09:06am

Catégories : #Orange

Stéphane Richard pose ses conditions au rapprochement avec Bouygues Telecom

Le PDG d'Orange affirme que les discussions avec Bouygues mais aussi avec SFR et Iliad ne devraient durer que quelques semaines. Orange veut maîtriser le processus.

Stéphane Richard, le PDG d'Orange, a profité de ses vœux à la presse pour faire le point sur les discussions en vue d'un rapprochement avec Bouygues Telecom. Le processus a été officialisé par les deux parties ce mardi. Le PDG d'Orange a commencé par déminer le terrain, car cette annonce a déclenché une levée de boucliers.

Stéphane Richard a rappelé que la consolidation était déjà en marche dans tous les grands pays européens, de l'Allemagne à la Grande-Bretagne en passant par l'Italie et l'Espagne. «La France ne peut pas rester sur la touche. Il sera plus simple d'assurer les investissements nécessaires au déploiement de la fibre optique et de l'Internet très haut débit mobile avec trois opérateurs qu'avec quatre. Il n'est plus possible de réclamer à la fois les prix les plus bas pour les consommateurs, les investissements les plus élevés et une forte capacité d'innovation», selon lui. Il met donc en garde les deux régulateurs: l'Arcep (régulateur des télécoms) et l'autorité de la concurrence. «Il faut en finir avec cette tentation permanente du régulateur des télécoms de contenir les actions de l'opérateur historique qui veut consolider le marché pour pouvoir accélérer les investissements. Personne n'a demandé à Messieurs Niel et Drahi si au lieu d'investir en Italie, au Portugal ou aux États-Unis, ils ne devraient pas investir davantage en France».

«Il n'y aura pas de casse sociale»

Le PDG d'Orange a voulu rassurer sur deux points majeurs. «Non, il n'y aura pas de remontée des prix, la baisse due à l'arrivée de Free Mobile en 2012 est intangible». Il ajoute «non, il n'y aura pas de casse sociale. Bouygues Telecom dispose d'un peu plus de 7000 employés et Orange en a 98.000. De plus, nous aurons 30.000 départs à la retraite d'ici à 2018. Orange peut donc absorber les salariés de Bouygues Telecom qui resteront après la revente de certains actifs».

Stéphane Richard constate qu'après deux ans de discussions entre les quatre opérateurs, qu'après avoir testé tous les schémas possibles de consolidation, il en ressort que, seul, l'opérateur historique peut prendre l'initiative d'un tel mouvement. «La clé de la consolidation en France passe nécessairement par Orange», poursuit-il. S'il reconnaît qu'en 2014, c'est Orange qui a sollicité Martin Bouygues pour lui proposer un rapprochement qui ne s'est finalement pas fait, Stéphane Richard affirme qu'aujourd'hui c'est bien Martin Bouygues qui est venu lui proposer l'opération.

Les discussions sont déjà entamées avec les deux autres opérateurs SFR et Iliad en vue de revendre certains actifs, dont le réseau mobile de Bouygues Telecom et certains de ses clients d'entrée de gamme. Les discussions ne devront durer que quelques semaines. À ce terme, Orange verra si l'opération est faisable ou non. «Nous n'avons aucune pression de personne. Ni du marché, ni de l'État», a-t-il souligné. Toutefois, il a été plus évasif sur la question du niveau de capital qu'Orange est prêt à laisser à Bouygues en échange de l'opération.

Quel sort pour TF1?

Dans ce grand mécano des télécoms, il y a une question qui cristallise les passions. Celle du sort de TF1, la chaîne du groupe Bouygues. «Je vais être très clair. Aujourd'hui, il n'y a aucune discussion autour de TF1. Le rapprochement avec Bouygues Telecom est déjà assez compliqué comme ça, ce n'est pas la peine d'y rajouter TF1». Mais le PDG d'Orange reconnaît que si TF1 est exclu des négociations actuelles, la question de la convergence des télécoms et du monde des contenus doit se poser à terme «aussi bien avec TF1 qu'avec Canal +». «Personne n'a rien trouvé à redire que Patrick Drahi rachète BFMTV et je réclame une égalité de traitement pour Orange», prévient Stéphane Richard. Il ajoute que si un lien capitalistique est noué entre les groupes Orange et Bouygues, cela changera la donne sur le sujet TF1.

http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2016/01/12/32001-20160112ARTFIG00162-stephane-richard-pose-ses-conditions-au-rapprochement-avec-bouygues-telecom.php

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