Le site DPD de Mauguio, dans l’Hérault, est particulièrement représentatif des méthodes appliquées par la filiale du groupe postier. Sur place, le personnel a été diminué de moitié, obligeant les employés restants à livrer jusqu’à 200 colis par jour malgré du matériel en très mauvais état. Une cadence infernale qui a eu raison de Tony Fougère, chauffeur-livreur, gravement blessé au dos en janvier 2015. L’homme a confié au micro de France Bleu Hérault que DPD a refusé de le déclarer en accident du travail « avant que le médecin du travail intervienne ». Ce délégué du personnel, qui affirme également ne « pas avoir été rémunéré du 28 janvier au 4 mai 2015 » est aujourd’hui en passe d’être licencié.

L’affaire de trop

Autre fait marquant, le licenciement immédiat en décembre 2016 d’un chauffeur-livreur pour… trois minutes de retard dans la livraison d’un colis. L’affaire de trop pour la CGT, qui a décidé depuis fin janvier d’alerter l’opinion publique sur les pratiques managériales de DPD et la dégradation des conditions de travail des employés. Par-delà les procédures engagées aux prud’hommes, le syndicat prévoit dans les semaines à venir une série d’actions sur le site de Mauguio.